20 May 2020 à 18:59
LE FLY TOX DE NOTRE ENFANCE AU MAROC. LE TUEUR D'INSECTES.Les grandes vacances scolaires, mes parents et nous les enfants voyageaient en Espagne et en France en voiture pour visiter et voir nos familles qui se sont installés bien avant nous, vers les années 1950 et 1960.Je me souviens très bien qu'avant de partir de notre logement au 1er étage de l'impasse Henri Popp à Rabat , ma mère, mon père et la bonne préparaient nos valises de très bonne heure, rangeaient la vaisselle dans des cartons, puis le linge des placards sous plastic, volets et fenêtres bien fermés.On préparait la lotion anti insectes, anti cafards qu'on aspergeait partout.Le Fly-Tox a connu une célébrité pendant longtemps, c’était le tueur d’insectes.Il sentait mauvais, il était bien sûr beaucoup plus toxique qu’il ne le prétend, mais à l’époque, tout le mondes’en fichait.Il exterminait les sales bestioles qui empoisonnent les soirées, les lits et les corps.Pour entretenir sa popularité, Fly-Tox a profité, comme toute entreprise moderne et agressive, de la publicité.La réclame a illustré les journaux et revues, martelé les devantures sous forme de plaques émaillées, distribué son logo en collaboration avec les timbres antituberculeux, vendu des pulvérisateurs personnalisés, et enfin imprimé des textes sous images offerts dans les points de revente.Dans les années 1950, Fly-Tox n’hésite pas à employer des arguments définitifs, il « les tue tous ! », il combat le cauchemar. Les insectes sont des ennemis géants, sans pitié.Pour les enfants, plus impressionnables, les textes sous images découvrent une société insectoïde retorse sous ses airs innocents.Distribués au comptoir des pharmacies ou des magasins dépositaires, ils semblent avoir été diffusés dans les années 1930.Fly Tox : What is it ? Un peu d’histoire:FLY-TOX. Étymol. et Hist. 1937 . nom d’une marque de produits chimiques déposée en France le 12 octobre 1934 et connue spécialement pour ses produits insecticides. L’appellation, d’orig. angl., est formée de l’angl. fly « mouche » et d’un élément tox correspondant à toxique ou toxine. –Il y a en fait deux origines de Fly-Tox, aux USA et en France, Fly-Tox date du début des années 1920, même si le brevet français fut déposé en 1934.FLY-TOX, un tueur d’insectes !Le Fly-Tox a connu une célébrité nationale, c’était LE tueur d’insectes. Il sent mauvais, il est bien sûr beaucoup plus toxique qu’il ne le prétend, mais à l’époque, tout le monde s’en fichait ! Il exterminait les sales bestioles qui empoisonnent les soirées, les lits et les corps.Pour entretenir sa popularité, Fly-Tox a profité, comme toute entreprise moderne et agressive, de la publicité. La réclame a illustré les journaux et revues, martelé les devantures sous forme de plaques émaillées, distribué son logo en collaboration avec les timbres antituberculeux, vendu des pulvérisateurs personnalisés.Cette stratégie sera progressivement abandonnée après la Seconde Guerre mondiale au profit d’une politique plus pacifique mettant l’accent sur la douceur de vivre sans insectes.Fly-Tox, en tout cas sous ce nom, achève sa carrière dans les années 1960 en laissant à tous les usagers un souvenir durable. Les mots anglais n’étaient pas très habituels dans les années cinquante. L’insecticide le plus répandu, et que nous utilisions dans la plupart des foyers, s’appelait Fly-tox.Ignorants de la prononciation, nous disions : Fli-tox, et naturellement, un nouveau mot s’est imposé, remplaçant la phrase mettre de l’insecticide dans la pièce par ce simple verbe : fliter.Le Fli-tox était vendu avec une pompe qu’on actionnait pour le vaporiser dans l’air. Si je tente de le décrire, je dirais :Imaginez une boîte de conserve ordinaire posée horizontalement. Au-dessus de cette boîte, en partie encastrée dedans en formant un T, il y avait un tube d’une vingtaine de centimètres de long ayant un diamètre d’environ cinq centimètres.Du côté de la boîte de conserve, le tube se termine par un cône percé dans son extrémité. De l’autre côté du tube, une poignée en bois dépasse. Il faut alors tirer et pousser cette poignée, comme si on pompait, pour envoyer des giclées de poison dans la pièce qu’on veut assainir.Après une bonne demi-heure, pour pouvoir réintégrer le lieu, il fallait bien aérer la pièce, ce qui permettait à de nouvelles mouches de conquérir l’espace débarrassé de leurs congénères.Dans notre famille, le verbe fliter est resté et de temps en temps, il nous arrive encore de dire qu’on va acheter du flit’ alors que la marque n’existe plus, depuis bien longtemps.Et la pauvre bête se retrouvait par terre, sur le dos. Elle agitait ses ailes dans un petit vrombissement qui la faisait tournoyer sur elle-même, par à-coups, jusqu’à ce que quelqu’un la balaie ou l’écrase d’un coup de semelle rageur.De retour 30 jours après notre voyage en France et en Espagne en voiture, un gros travail restait à faire, ouvrir les fenêtres et les volets, bien aérer et surtout ramasser tous les insectes tombés à terre, les mouches, les cafards par dizaines. Et un ménage complet sera fait le lendemain par la bonne. Ce soir on est fatigué du voyage. Repos.Et vous avez-vous connu et utilisé ce produit?
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