24 October 2020 à 21:03
Le Maroc des années 60-70.En 1967, Jalil Bennis et les Golden Hands reprennent en arabe le "Mirza" de Nino Ferrer sorti l'année précédente (pochette du 45 tours).***Golden Hands*, groupe de Pop Rock né en 1969 à Casablanca, est sans doute considéré comme l’un des rares groupes marocains ayant percé dans la scène Rock&Roll internationale.**Dans le Maroc des années 70, le rock était à son apogée. Elvis, The Beatles, les Rolling Stones, mais pas que… «Golden Hands», groupe marocain pur jus, a bouleversé la scène musicale de l’époque, à Casablanca et à travers le monde.Devenu indépendant avec la **fin du protectorat Français**, le Maroc se cherche une identité. De nombreux Européens (Français, mais aussi Espagnols ou Italiens) sont restés sur place, l’ambiance est au cosmopolitisme. **Casablanca**, locomotive économique et culturelle du pays connaît une sorte d’âge d’or. Déployant son architecture Art déco, c'est une ville d'hédonisme et de loisirs. On y fréquente les piscines situées de long de la **Corniche**, les nombreux cinémas somptueusement décorés, les dancings et les surprise-parties.Musicalement, la ville génère une production joyeuse et électrique. De jeunes musiciens adaptent en arabe les titres rock qui leur parviennent via les soldats américains stationnés sur la base de Kénitra. **Vigon**, **Jalil Bennis et les Golden Hands, Fadoul**, **Les Frères Mégri** ou bien encore **Lemchaheb** font swinguer la jeunesse du Maghreb.Pendant ce temps, le pouvoir connaît des contestations de la part de la jeunesse et de l'opposition. Bientôt, les tensions s'exacerberont et la "Marocanisation" lancée par Hassan II en 1973 mettra un terme à cette parenthèse créative.L'orgue "cosmique" d'Abdou El Omari, sorti de l'oubli grâce aux rééditions récentes du label flamand "Radio Martiko".
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