8 décembre 2020English translation belowNotre mémoire collective juive marocaine restera à jamais marquée par le naufrage de l’Egoz Pisce, le 11 janvier 1961.L’Egoz Pisce était un vieille vedette de l’armée britannique, reconvertie en bateau de contrebande. A son bord, dix familles de juifs marocains, les Edery, Azoulay, Elmaleh, Dadon, Benarosh, Dadoun, Benlolo, Maman, Elkoby et Liberty, 42 personnes en tout, se rendaient en « Terre Promise ». Pour détourner les soupçons d’éventuels contrôleurs, le groupe de candidats au départ avait prétexté un pèlerinage à Ouezzane, sur la tombe d’ Amram Ben Diwan et une invitation à un mariage dans la région d’Al Hoceima. Le voyage avait été épuisant depuis Casablanca. Arrivé près d’Al Hoceima, le groupe fut abordé par des hommes armés et cagoulés qui embarquèrent les passagers dans des canaux de sauvetage pour les mener au bateau. Malgré des prévisions météo favorables, la mer était houleuse et le tangage important. À seulement dix milles de la côte Marocaine et trente minutes de navigation, la coque du rafiot se fendit et l’embarcation coula à pic en quelques minutes. Les trois personnes d’équipage prirent le large sur l’unique canot de sauvetage, laissant les passagers à leur triste sort. Ce 11 janvier 1961, tous les passagers périrent, en dépit des secours qui arrivaient de toutes parts – des chalutiers espagnols et marocains, un garde-côte, une vedette rapide et un avion britanniques, deux escorteurs de la marine française. On retrouva vingt-trois cadavres flottant à la surface ceints d’une dérisoire ceinture de sauvetage. L’épave du bateau et les corps des autres passagers, dont celui de seize enfants, n’ont jamais été retrouvés. Cet évènement tragique souleva une vive émotion dans le monde. Une campagne de tracts et d’affiches au Maroc, mais aussi en Israël, dénonçant ce drame suscita la colère des autorités marocaines. Suivirent d’âpres négociations entre le futur roi Hassan II et un comité de notables juifs composé du Docteur Léon Benzaquen, ancien ministre et ami personnel de Mohamed V, de David Amar, président de la Communauté juive du Maroc et du grand Rabbin David Messas qui souhaitait enterrer religieusement les victimes. Le Prince concéda à l'inhumation des vingt-trois corps repêchés dans un coin reculé du cimetière d’Al Hoceima. La cérémonie fut discrète, en l’absence des familles. Après des années de tractations, le roi Hassan II autorisa le rapatriement des ossements des naufragés qui eurent droit à des obsèques nationales au Mont Herzl à Jérusalem le 14 décembre 1992.Bienvenue à vous tous nombreux qui nous avez rejoints cette semaine et un grand merci à ceux qui vous ont invités : Jonathan David Amouyal, Eli Tubaly, Irène Tobaly, Henriette H Assaraf Sasson, David Elbaz, Jean-Jacques Tobaly, Joseph Bouzaglou, Anna Elbaz Marciano, David Knafo, Jon Moyal, Elie Cohen, David Gerard Ankri, Monique Oziel, Paul Mamane, Felicia Francisci, David-André Darmon, Rosy Perets, Allegria Benisty,Hillel Nahon, Harry Cohen-Bensimon, Mica Oliel Oliel, Bruno Halioua, Raphaël Ohana, Abílio Ohana, שמעון גיגי, David Bensoussan, Ghislaine Abitbol, Dan Elmo, Valerie Elbaz, Margot Bajczman, El Baz Florence, Carole Cohen, Ralph Assor, Ambre Abitan, Paul Teboul, Edmond Amar, Daniel Amar, Corinne Abittan, Séverine Klein, Abensour Gilles, Abittan. L'objectif de ce groupe est de pérenniser la mémoire familiale des juifs marocains à travers la généalogie. Comment ? En créant votre arbre familial sur Geni.com, une plateforme généalogique collaborative sur internet. Nous avons mis à votre disposition un formulaire qui vous permettra de colliger les membres de votre famille (vous le trouverez dans la rubrique "Annonce"). N'hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d'aide. Excellente fête de Hanouka à tous !Our collective memory as Moroccan Jews will be forever marked by the sinking of the Egoz Pisce on January 11, 1961.The Egoz Pisce was an old British Army star, converted into a smuggler ship. On board, ten families of Moroccan Jews, the Edery, Azoulay, Elmaleh, Dadon, Benarosh, Dadoun, Benlolo, Maman, Elkoby and Liberty, 42 people in all, went to the “Promised Land”.To deflect the suspicions of possible controllers, the group of departing candidates had made the pretext of a pilgrimage to Ouezzane, to the tomb of Amram Ben Diwan and an invitation to a wedding in the Al Hoceima region. The trip had been exhausting from Casablanca. Arrived near Al Hoceima, the group was approached by armed, hooded men who embarked the passengers in rescue canals to lead them to the boat. Despite favorable weather forecasts, the sea was rough and the pitching was significant. Only ten miles from the Moroccan coast and thirty minutes of navigation, the hull of the tub split and the boat sank in a few minutes. The three crew members set sail on the one lifeboat, leaving the passengers to their doom. On January 11, 1961, all the passengers perished, despite aid arriving from all sides - Spanish and Moroccan trawlers, a coastguard, a British speedboat and plane, two escorts of the French navy. Twenty-three corpses were found floating on the surface wearing a paltry life belt. The wreckage of the boat and the bodies of the other passengers, including sixteen children, were never found. This tragic event aroused great emotion in the world. A campaign of leaflets and posters in Morocco, but also in Israel, denouncing this tragedy angered the Moroccan authorities. Bitter negotiations followed between the future king Hassan II and a committee of Jewish notables made up of Doctor Léon Benzaquen, former minister and personal friend of Mohamed V, David Amar, president of the Jewish Community of Morocco and Chief Rabbi David Messas who wanted to religiously bury the victims. The Prince conceded a burial of the twenty-three bodies recovered from a remote corner of Al Hoceima cemetery in a low-key ceremony, in the absence of the families.After years of negotiations, King Hassan II authorized the repatriation of the bones of the castaways who were entitled to a national funeral at Mount Herzl in Jerusalem on December 14, 1992.Happy Hanouka