30 juillet 2021English translation below# L’Ecole Normale Hébraïque de Casablanca L’École normale hébraïque de Casablanca ou ENH a marqué nombre d’entre nous. Mon mari, mon frère et la plupart de mes amis d’enfance y ont fait leur scolarité. Cette institution a formé plusieurs milliers jeunes juifs marocains qui ont ensuite, pour la plupart, excellé dans leur domaine. C’était (et est toujours) un pilier de l’éducation des jeunes juifs marocains. L’École normale hébraïque a été fondée en 1946, sous l’impulsion de Samuel D. Lévy (1874-1970), pédagogue et philanthrope britannique et Jules Braunschvig (1908-1993), alors vice-président de l’Alliance Israélite Universelle. Son objectif premier était de former des enseignants qualifiés, essentiellement des maitres d’hébreu qui renfloueraient le pool d’enseignants de l’Alliance et capables de transmettre les connaissances fondamentales du judaïsme. L’école recrutait ses élèves dans tous les milieux géographiques et sociaux de la société juive marocaine. Elle dispensait un enseignement moderne d’excellente qualité en hébreu, français et arabe. La grande majorité des élèves garçons (l’école comportait très peu de filles), même ceux qui vivaient à Casablanca, étaient internes. C’était avant 1967 une pépinière d’enseignants, de cadres communautaires et d’éducateurs. Elle abandonna ensuite sa vocation originelle pour devenir un établissement scolaire classique. ## Émile et Marcelle SebbanL’ENH a été dirigée d’une main de maitre (sans jeu de mot) par Émile Sebban (1922-2013), un cadre des Éclaireurs israélites de France (EIF) arrivé au Maroc en 1946. « Après la Shoah, il fallait redonner aux juifs de nouvelles raisons de vivre et d’espérer. Nous n’aurions pas pu ouvrir cette école ailleurs. C’est au Maroc que se trouvait la communauté la plus importante d’Afrique du Nord. À l’époque, nous n’avions pas conscience qu’elle allait massivement émigrer vers Israël, la France ou le Canada.» (Télérama, 11 mai 2012). Dans l’école régnait une discipline stricte imposée par Émile qui était craint, respecté et obéi au doigt et à l’œil ! Coupe de cheveux réglementaire (à moins d’un cm de longueur, nous étions au début des années 1970), blouses obligatoires immaculées, assiduité aux cours, examens de passage pour les élèves moyens, etc… Cette discipline était adoptée par tous les enseignants et était appliquée à tous, y compris aux enfants Sebban qui y étaient scolarisés. Plus tard, Émile devint proche de la plupart de ses élèves devenus adultes. Il s’enquérait de leur parcours, où qu’ils soient dans le monde, de leur vie familiale et professionnelle. Marcelle Sebban, professeur de Mathématiques à l’ENH, a accompagné et constamment soutenu son mari Émile dans son œuvre éducative. Marcelle nous a quittés récemment. Il m’a semblé important à cette occasion de rappeler leur action, de leur rendre hommage et de rappeler l’impact qu’ils ont eu sur de nombreux juifs marocains. ## BienvenueBienvenue à vous tous qui nous avez rejoints cette semaine ! L’objectif de ce groupe est restaurer les liens oubliés entre les familles. Comment ? En créant votre arbre généalogique sur Geni et en « accrochant » votre branche (votre famille) à l’arbre des juifs marocains (et algériens) qui compte aujourd’hui plus de 300.000 profils. # The Ecole Normale Hébraïque of Casablanca The École normale hébraïque de Casablanca or ENH has marked many of us. My husband, my brother and most of my childhood friends went to school there. This institution trained several thousand young Moroccan Jews who then, for the most part, excelled in their field. It was (and still is) a pillar of the education of young Moroccan Jews. The Hebrew Normal School was founded in 1946, under the impetus of Samuel D. Lévy (1874-1970), British pedagogue and philanthropist and Jules Braunschvig (1908-1993), then vice-president of the Alliance Israélite Universelle.Its primary objective was to train qualified teachers, primarily Hebrew teachers who would replenish the pool of teachers of the Alliance and would be able to pass on the fundamental basis of Judaism.The school recruited its students from all geographical and social backgrounds of Moroccan Jewish society. It provided modern education of excellent quality in Hebrew, French and Arabic. The vast majority of male students (the school had very few girls), even those living in Casablanca, were boarders. Before 1967, it trained mostly teachers, community managers and educators. It then abandoned its original vocation to become a classical school.## Emile and Marcelle SebbanThe ENH was led with a master's hand (no pun intended) by Émile Sebban (1922-2013), an executive of the Israelite Scouts of France (EIF) who arrived in Morocco in 1946. "After the Holocaust, it was necessary to give the Jews new reasons to live and hope. We could not have opened this school elsewhere. Morocco was the largest community in North Africa. At the time, we were not aware that Moroccan Jews were going to emigrate to Israel, France or Canada." (Télérama, May 11, 2012).In the school reigned a strict discipline imposed by Emile who was feared, respected and obeyed by the finger and the eye! Regulatory haircut (less than 1 cm in length, we were in the early 1970s), immaculate mandatory gowns, attendance at classes, passing exams for average students, etc... This discipline was adopted by all teachers and was applied to all, including the Sebban children who attended school there. Later, Emile became close to most of his students who had become adults. He inked about their path, wherever they were in the world, their family and their professional lives. Marcelle Sebban, professor of Mathematics at the ENH, accompanied and constantly supported her husband Emile in his educational work. Marcelle recently passed away. I thought it was important on this occasion to recall their action, to pay tribute to them and to recall the impact they have had on many Moroccan Jews. ## WelcomeWelcome to all of you who joined us this week! The aim of this group is to restore the forgotten links between families. How? By creating your family tree on Geni and by "hanging" your branch (your family) on the tree of Moroccan (and Algerian) Jews which today has more than 300,000 profiles.Shabbat shalomSouhaitons la bienvenue aux nouveaux membres :Adassa Korchia,Simon Garzon,Simon Edry,אלברט שחר,Dina Siboni,Orly Dahan Hermesh,Victor Ifergan,Joëlle Benlolo,Honen Krispel,סילביה אמר,Moris Zaguri,שלום שושן,יעקב אביסידריס,סילביה דהן בן סימון,עליזה הודיה אוחיון,אליהו לוי,Gabi Levi,אבלין אביקזר,מיכל אוסטרוגורסקי,Claudia Lebovic,דורית מסודי אסולין,דוד כהן,אתי דרורי,Gabby Elimelech,Merav Ayash- Ben Harosh,Mani Avitan,Miki Magal,Yvette Melul,סימי לוי,Suzy Edery,ויקטוריה ויקי תאגורי,שמעון אוחיון,שרה בן אבו,Yossef Cohen,אתי מודן מוצן גז,ורד דהאן,מזל בן חמו,Shoshi Yahav,Motty Ittah,Rachel Cohen Shaubi,סיגלית עבודי אזולאי,Helen Louise,Eti Levy Perl,רחל דהן מנסור,Zion Bouskila,Alexandre Chriqui,Yafa Levi,Marcel Benichou,Maurice Tovel,Daniel Myara,David Suissa,Liliane Pariente,Clara BI