07 January 2022 à 10:18
SAMY ELMAGHRIBI AU CINEMA VOX DE RABAT.1952.Gala oriental SAMY ELMAGHRIBI ET LES "SAMY'S BOYS".Le chanteur juif marocain Samy El Maghribi, de son vrai nom Salomon Amzellag, est décédé dimanche 9 mars 2008 à Montréal à l’âge de 86 ans.Durant les soixante années de son parcours artistique, Samy al Maghribi s’est distingué par une foisonnante production qui a enrichi le patrimoine de la musique traditionnelle marocaine, notamment andalouse et gharnatie.Né en 1922 à Safi, sa famille s’installe quatre ans plus tard à Rabat où, l’âge de 7 ans, Samy intègre un groupe de musiciens dans le quartier juif de la ville.Il apprend ensuite à jouer du oud, un instrument qu’il va perfectionner au Conservatoire de musique de Casablanca.A l’âge de 20 ans, il quitte le commerce pour se dédier entièrement au chant et à la musique, en interprétant particulièrement les poèmes de Sidi Qaddour Al Alami, de Benslimane et d’autres grands ténors du malhoun. Salomon est le plus jeune des trois fils (dont Raphaël) du tailleur Amram Amzallag et de sa femme Farha. Venant de la ville portuaire de Safi, sa famille juive s'installe à Rabat à partir de 1926. Il commence à se familiariser avec la musique arabo-andalouse dans le quartier juif de la ville et en autodidacte apprend à jouer du oud ; à 7 ans, il se fabrique un luth. Après la mort de sa mère, alors qu'il est âgé de 14 ans, son père déménage avec ses enfants dans la ville de Salé où il se remarie avec une veuve qui avait trois enfants, et fonde une nouvelle famille. Samy étudie à l'Alliance israélite de la ville. Il se perfectionne dans l'art musical par la suite en fréquentant le Conservatoire de musique de Casablanca et les cercles des maîtres de musique andalouse.À 20 ans, il décide de quitter son poste de directeur commercial pour se consacrer uniquement à la musique. Il chante en arabe et entre 1950 et 1965, compose une musique populaire inspirée des motifs traditionnels connus sous les noms de malhûn au Maroc et hawzi en Algérie, basés sur le système de modes des noubas du gharnati arabo-andalouse (de Grenade) et de variations mélismatiques, et ainsi crée son propre style musical.La sensibilité de sa poésie le fait surnommer « Chanteur de l'émotion ». Ayant accès aux palais marocains, il est le chanteur préféré de Mohammed V dont il avait salué le retour d'exil de Madagascar par l'une de ses compositions (Alef hniya ou hniya : Mille souhaits de bienvenue), en 1955,qui devient un grand succès populaire. Avec son orchestre de musique légère, les « Samy Boys », composé de dix musiciens en costume européen, il devient avec Salim Hilali qu'il admire, l'une des stars du divertissement à Casablanca où il possède une grande maison avec son studio d'enregistrement, et se produit dans le club du sheikh Radwan du centre-ville. C'est l'époque où commence la légende du nom de « Sami Almagribi » qui vend alors des milliers de disques, en utilisant la technologie rapportée de France. Ses musiciens témoignent qu'il était généreux avec eux mais exigeant (loyauté envers les sources, exclusivité de jeu, horaires, costumes...)Vie privéeÀ 21 ans, il fait la connaissance de Messaudi Cohen, âgée de 20 ans, lors d'une prestation à la ville de Salé, et un mois plus tard, demande sa main ; « votre fille ne sera jamais triste, je ne lui ferai jamais de mal », assure-t-il à son beau-père. Il emménage avec elle après son mariage à Rabat. Le couple aura cinq enfants : un garçon et quatre filles (dont Myriam et Roni). L'une d'elles, Yolande Amzallag, chante le répertoire de son père ; elle reçoit la médaille de l’ordre du Mérite (médaille Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite) des mains d'André Azoulay, conseiller du roi du Maroc, en souvenir de son père, pour sa contribution à la chanson marocaine, lors d'un hommage à Essaouira, en 2008. Son épouse Messaudi meurt à Ashdod en 2015.
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