10 January 2022 à 13:16
C'ETAIT L'OUVREUSE DE CINÉMA A RABAT DE MON ENFANCE.Aussi bizarre que cela puisse l’être, à l'époque de mon enfance et de ma jeunesse dans les années 50-60 à Rabat j'ai toujours vu des ouvreuses dans les Cinémas et au Théâtre.Cinéma de quartier, qu'elle dame ou demoiselle aujourd'hui oserait t’elle déambuler avec son panier en bandoulière parmi une assistance peu propice à déguster, une glace esquimau ou à demander un paquet de praline… ?Quelle demoiselle ou dame oserait t’elle se déhancher et affronter les regards avinés de cette belle galerie tous âges confondus, plus enclin à mastiquer en tout genre et proférer propos à la limite de la décence sans se faire taxer de …. C’est que dans notre ville ouvert à tous les vents et critiques, surtout en manque de discipline, la grande ‘aristocratie de mâles ’ était plutôt portée sur le ‘zieutage’. Il y allait de la renommée de la jeune fille ou de la dame si ce poste, qui n’a jamais été convoité par personne dans notre bled, pour cause de respectabilité, trouvait preneuse.Les quolibets et autres mots choisis dans le lexique ordurier n’auraient jamais encouragé une belle jeune fille ou dame. Imaginons, par exemple que la fille d’une famille modeste, connue pour son exemplarité, son honorabilité, vaque à cette tache. Je vois d’ici le décor qui s’en suivrait et les gestes non retenus de certains goujats qui profiteraient de cette aubaine pour lui passer une 'main'.Geste d’attouchement sur ses parties .A mon époque, des jeunes dames bien mises, au timbre bien fait, proposaient dans les allées toutes sortes de sucreries, de glaces et autres denrées appréciables. Elles étaient surtout bien mises, coquettes et sans chichis. Le maquillage était discret et le verbe simple, le timbre pas trop haut.Le Respect, leur était dû. En retour Politesse et Sourire étaient de rigueur chez elles. Elles passaient souvent par deux, dans les allées , deux pour le ‘balcon’ et deux pour la grande salle du bas, au rez-de- chaussée. En général, elles avaient deux services, placeuses et ouvreuses. Elles étaient pour la plupart payés surtout en pourboire. Sans doute un fixe leur était dévolu. Elles sortaient surtout entre les entre-actes qui duraient entre cinq et dix minutes, invitant le spectateur à se rafraîchir. Dans ces salles de cinéma renommées, il n’y avait pas de ‘cafétérias’. On trouvait ces derniers plutôt dans le grand Théâtre ou dans certaines salles improvisées en spectacle.Aujourd’hui, elles ont disparu des salles comme tous ces petits plus qui faisaient le bonheur des spectateurs ; actualités et lancement de première projection d’un nouveau film.Au cinéma de notre enfance et de notre jeunesse à Rabat ou au Maroc, à entracte une voix criait dans un haut parleur: bonbons-esquimaux-caramels-chocolats, demandez nos crèmes glacées aux charmantes ouvreuses.A cette époque, on choisissait notre place sur un plan avec un numéro au guichet.On réglait, ensuite une ouvreuse nous accompagnait à l’intérieur munie de sa torche pour nous éclairer, elle nous remerciait après qu’on lui donnait une petite pièce en guise de pourboire.L'ouvreuse nous proposait toutes ces bonnes friandises.les voila les voila les voila, les esquimaux les esquimaux les voila les voila les voila les esquimaux sont la les seuls les vrais les esquimaux gervais!!!!!!!!!!
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