15 February 2022 à 19:12
Le J[ardin](http://rol-benzaken.centerblog.net/jardin.htm) Triangle de Vue / Nouzhat Hassan à Rabat.Et si on disait que Rabat était un arbre, elle serait un eucalyptus, ou un pin, ou un olivier, ou mieux, un jardin, mêlant l’Andalousie et la [France](http://rol-benzaken.centerblog.net/france.htm).Elle a été une ville modèle sous le protectorat français (1912-1956) et le maréchal Lyautey, premier résident général de la [France](http://rol-benzaken.centerblog.net/france.htm) au [Maroc](http://rol-benzaken.centerblog.net/maroc.htm), a alors fait appel au paysagiste Jean-Claude Nicolas Forestier.Celui-ci venait d’établir le concept de «système de parcs».En 1913, il se rend au [Maroc](http://rol-benzaken.centerblog.net/maroc.htm), rédige un rapport et un nombre de prescriptions basées sur sa théorie.Celle-ci préconisait le développement urbain à travers un réseau continu d’espaces verts.Lyautey adopte la vision de Forestier et fait appel à l’architecte Henri Prost pour mettre en œuvre ce modèle de jardins.Dès 1914, Prost s’y attelle.A l’époque de l’installation des Français à Rabat, la vie de la ville était regroupée à la Casbah des Oudayas et à la médina.Celle-ci était déjà entourée de jardins et ils furent préservés dans le nouveau plan d’aménagement de la ville nouvelle.Tout comme les monuments du passé qui furent classés, selon le principe de Lyautey fondé sur la sauvegarde du [patrimoine](http://rol-benzaken.centerblog.net/patrimoine.htm).Pour conserver la vue sur la médina, Prost décide de dresser les premiers plans en jardins. Voilà l’originalité de Rabat.A l'époque dans ce jardin des années 50.Les vendredi, un orchestre militaire s'installait dans un endroit spécifique, conçu pour du théâtre également, et enchantait les visiteurs de marches militaires et même de morceaux classiques.La fête des mères était célébrée d'une façon bien grandiose: des sacs de pâtisseries étaient distribuées à tous les visiteurs...et pleins d'activités étaient au programme....C'est un passage en tonnelle , composé d'une structure métallique en fer plat et tube rond sur laquelle se développe une plante grimpante : type lierre, bougainvillier,...on en voit plus de nos jour malheureusement.D'abord mes parents allaient souvent faire des ballades dans ce jardin Triangle de Vue pas loin du domicile et de la boutique d'Optique-Photo à mon père située au 4 Avenue du Chellah.Dans mon enfance ce rond-point s'appelait "place Brémond" ensuite "Place du Triangle de Vue", et aujourd'hui Nouzhat Hassan du nom du grand jardin public de Rabat qui se nommait de la sorte à cause, je suppose, de sa forme.Je me rappelle qu'il commençait à l'angle des rues Capitaine Petit Jean, Bordeaux, Chellah, Maurice Pascouet, de la Marne et de nouveau avenue du Chellah.Ce jardin avait au bout une sortie en face de la porte de la médina, l’entrée principale, rue Souika, Sidi Fatah, pas loin du marché central, Bd Gallieni etc..Il y avait une autre sortie du coté de la rue Maurice Pascouet en face de ce qui est aujourd'hui le théâtre Mohammed V .Mais à cette époque en 1950 s'y trouvaient à cet endroit des stands fermés en hiver pour les kermesses annuelles données par l'école du Chellah et les autres.Il y avait aussi une foire internationale qui se trouvait tous les ans sur cette rue Maurice Pascouet et qui était fermée pendant plusieurs jours ainsi que la parade militaire du 14 Juillet...Il y avait une autre porte du jardin, qu'on utilisait toujours pour se rendre au cinéma Royal.Cette sortie était notre raccourci de chez nous (rue Henri Popp, ensuite immeuble Mondoloni) pour aller en ville.Ainsi, au lieu de longer toute la rue Pascouet et arriver aux avenues...c’était plus rapide, 5 minutes jusqu'aux cinémas la Renaissance, le Marignan et le Colisée.On adorait aller voir les crapauds et les petits poissons rouges dans de petits lacs et que de goûters et c'est là que mon frère Charles a gagné le concours du plus beau bébé, ma mère avait gagné un grand panier rempli de victuailles.Il y avait la fête des mères inscrites à la famille française et les médailles pour la maman de beaucoup d'enfants.Vue depuis le [jardin](http://rol-benzaken.centerblog.net/jardin.htm) Triangle de Vue /Nouzhat Hassan.A gauche rue du Chellah, en face rue Capitaine Petit Jean, à droite prolongement de la rue du Chellah et extrême droite rue de la Marne.Un café anciennement LE COQ D'OR, renommé JOUR ET NUIT.Il a été aménagé par le maréchal Lyautey.Vers 1962 depuis l’immeuble Modoloni, où on habitait et pour aller à la ville, il y avait un raccourci par le jardin de Triangle de vue qui date des années 30.Autour c'était mon quartier des années 50/60: le jardin qu'on traversait pour aller en ville et au cinéma ROYAL, la rue Capitaine Petit Jean et son Jour et Nuit, l'immeuble Mondoloni, la rue du Chéllah, la rue de la Marne.Aujourd'hui depuis 2010 un tramway traverse cette place avec des lignes électriques suspendues et tout à été transformé.A l'entrée du jardin dans mon enfance, il y avait un marchand de gaufrettes rondes.J'en ai encore le goût à la bouche.Une espèce de crécelle (une planchette avec une poignée) au claquement sec avec laquelle le marchand d’oublies (gaufrettes) rameutait les enfants.Et quelle joie si nous avions la chance de gagner une gaufrette supplémentaire en jouant à la « roulette » cette petite roue de loterie qui se trouvait sur le couvercle et dont la flèche désignait le nombre d’oublies auxquels le client avait droit : 1, 2 ou 3 !Parmi tous les arbres exotiques présents dans ce parc, l’un d’entre eux est fascinant. Il s’agit d’un majestueux caoutchouc placé dans un angle du jardin face à la médina.Les Ficus sont fréquents dans les villes marocaines, comme c’est le cas aussi dans le sud de l’Espagne et de l’Italie. Les espèces de Ficus sont très nombreuses (plus de 700!) mais les plus représentées en Méditerranée, autre que le figuier commun, sont Ficus macrophylla (le Figuier de la Baie de Moreton) et Ficus Benghalensis (le Banian). En revanche, le caoutchouc « vrai » (Ficus elastica) est beaucoup plus rarement planté… ailleurs que dans un pot placé dans un coin du salon, l’emplacement qu’on lui réserve habituellement sous nos latitudes.Celui du Jardin Nouzhat Hassan étend son houppier magnifiquement à une extrémité du parc.En décembre 2015 sa circonférence mesurée à 1,3m du sol est de 4,20m.Sa hauteur peut être estimée à 18-20m.L’âge de cet arbre est difficile à déterminer. Fait-il parti des plantations d’origine en 1924 ? La croissance des ficus tropicaux est souvent très rapide et on a du mal à croire que celui-ci soit âgé de 90 ans…Pour la petite histoire, toutes les espèces de ficus produisent un latex lorsqu’une partie de la plante est coupée. Celui de Ficus elastica serait susceptible de produire du caoutchouc, mais la qualité reste médiocre et bien inférieure à celle produite par la sève de l’Hévea (une espèce de la famille des euphorbes).Pour tous les R’batis, ce jardin est idéalement placé entre la bouillonnante médina et l’agitation du quartier des administrations.Il a aussi un charme bien particulier avec ses bancs en fer forgé aux allures rétro des années 30.Mais les passionnés d’arbres de passage à Rabat n’auront pas le temps de profiter de ses jolis bancs rétro, la diversité des essences présentes risque de les faire courir aux quatre coins du jardin !Comparé aux autres villes du Maroc, Rabat dispose encore de quelques beaux espaces de verdure (jardins et même forêt périurbaine). Le Jardin Nouzhat Hassan est le plus ancien et le plus réputé de la capitale marocaine.Ce Jardin, d’une surface de 4 hectares, a été conçu par le Maréchal Lyautey (1er résident général du protectorat français au Maroc) au début des années 1920. Les plantations ont débuté vers 1924 et pour notre plus grand bonheur, ont largement été étiquetées pour faciliter l’identification des espèces introduites.Le plan d’origine, affiché à l’entrée du jardin, reflète bien toute la rigueur et la précision militaire d’un tel dispositif d’installation. Lyautey s’est d’ailleurs beaucoup investi également dans le développement forestier du Maroc en créant une administration des Eaux et Forêts marocaine.Cet arbre du Jardin Nouzhat Hassan étend son houppier magnifiquement à une extrémité du parc.En décembre 2015 sa circonférence mesurée à 1,3m du sol est de **4,20m.**Sa hauteur peut être estimée à 18-20m.L’âge de cet arbre est difficile à déterminer. Fait-il parti des plantations d’origine en 1924 ?Le Jardin Nouzhat Hassan ( *Nouzhat* signifie, l’endroit où il fait bon flâner) permet de profiter d’un petit moment de calme et bien être avant de se lancer dans la traversée de la bouillonnante médina. Un second espace de détente vous attend de l’autre côté de la médina avec le jardin des Oudayas et sa remarquable liane étrangleuse de cyprès
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