1 mai 2022English translation below# **Conversions d’adolescentes juives à l’Islam**La publication récente de la recherche d’une mère juive par sa fille dont le père était musulman m’a interpellée. Elle a réveillé un vague souvenir d’une proche parente (jeune adulte) forcée de quitter le Maroc et son environnement familial pour émigrer seule en France parce qu’un homme musulman s’était entiché d’elle et la harcelait. Ce départ précipité était la parade qu’avait trouvée sa famille pour l’arracher aux sollicitations de cet homme.J’avoue que je ne m’étais jamais vraiment intéressée aux unions de jeunes juives marocaines et de musulmans pensant que c’était anecdotique et, surtout, l’affaire de personnes adultes et responsables. Mais ce n’est apparemment pas le cas. Quelqu’un ici a mentionné des articles parus dans la presse juive marocaine et le rôle joué par le ministère des Affaires Islamiques de l’époque dans ces conversions de jeunes filles mineures à l’Islam. Ces conversions étaient-elles « forcées » ?## Articles parus dans la presse juiveC’est seulement en 1962, semble-t-il, que la communauté juive s’émeut de cette situation quand le problème est abordé dans un journal de langue arabe. L’article publie la photo d’une jeune juive mineure convertie à l’Islam et s’étonne que le ministère des Affaires Islamiques puisse prétendre qu’elle se soit convertie « par pure conviction »..Le journal *La Voix des Communautés* de Mai-Juin 1962 publie alors un dossier assez fourni qui examine essentiellement le cadre juridique de ces conversions de mineur.e.s. Pour résumer, le débat porte essentiellement sur la responsabilité tutélaire du mineur et sur l’âge de la majorité civile (21 ans révolus au Maroc) et religieuse d’un point de vue du rabbinat qui la fixe (par Concile) à 20 ans, et du cadi (autorité religieuse musulmane) qui la fixe à 13 ans. Il rappelle en outre que, depuis 1958, la monarchie garantit une « égalité » de droit à tous les sujets marocains.La question ne semble pas trouver d’écho chez les officiels (selon les articles publiés dans *la Voix des Communautés*) et dans la presse nationale. Pression politique ou résolution du problème ? Toujours est-il qu’après 1962 le sujet ne semble plus être évoqué, en tout cas dans la presse juive.Je ne souhaite pas m’étendre ici sur la recherche familiale que pourraient entreprendre des enfants nés de ces unions. Mais à l’ère de la généralisation des outils ADN à visée généalogique, il me semble qu’un des moyens le plus rapide et le plus efficace serait de pratiquer un test ADN.NB : Les photos sont celles publiées à l’époque de jeunes filles juives (sous leur nom d’adoption).## BienvenueBienvenue à tous ceux qui nous ont rejoints récemment. Ce groupe est le vôtre. Exprimez-vous, partagez vos photos et vos histoires familiales. Vous êtes nombreux à retrouver ici des amis ou des membres de votre famille. C’est l’objectif. Nous l’étendons à notre histoire familiale commune sous forme d’un arbre familial unique sur Geni (Geni.com). Ce dernier contient déjà plus de 350.000 profils juifs marocains et algériens. Accrochez-y votre branche et retrouvez les liens familiaux perdus.# **Conversions of Young Jewish Girls to Islam**The recent publication of the search for a Jewish mother by her daughter whose father was Muslim questioned me. It awakened a vague memory of a close relative (young adult) forced to leave Morocco and her family environment to emigrate alone to France, because a Muslim had fallen in love with her and harassed her. This hasty departure was the parade that her family had found to snatch her from the solicitations of this man.I confess that I had never really been interested in the unions of young Moroccan Jewish women and Muslims thinking that it was anecdotal and, above all, concerned adults and responsible individuals. But this is apparently not the case. Someone here mentioned articles in the Moroccan Jewish press and the role played by the Ministry of Islamic Affairs in the conversions of young girls to Islam. Were these conversions "forced"?## Articles in the Jewish PressApparently, it is only in 1962 that the Jewish community as a whole is moved by this situation, when the problem is being discussed in an Arabic-language newspaper. The article publishes a photo of a young Jewish minor converted to Islam and questioned that the Ministry of Islamic Affairs could claim that she had converted "out of pure conviction".The newspaper *La Voix des Communautés* of May-June 1962 then publishes a fairly extensive dossier which essentially examines the legal framework of these conversions of minors. To summarize, the debate focuses essentially on the guardianship responsibility of the minor and on the age of civil majority (21 years old in Morocco) and religious majority from the point of view of the rabbinate which fixes it (by Council) at 20 years, and of the wadi (Muslim religious authority) which sets it at 13 years. it also recalls that, since 1958, the monarchy has guaranteed "equality" of rights to all Moroccan subjects regardless of their religion.The issue does not seem to have resonated with officials (according to articles published in *La Voix des Communautés*) and in the national press. Political pressure or resolution of the problem? Yet, after 1962 the subject no longer seems to be mentioned, at least in the Jewish press.I do not wish to dwell here on the family research that could be undertaken by children born from these unions. But in the age of the generalization of DNA tools for genealogical purposes, it seems to me that one of the fastest and most effective ways would be to do a DNA test.NB: The photos are those published in the Moroccan press of young Jewish girls (under their adopted name).## WelcomeWelcome to everyone who has joined us recently. This group is yours. Express yourself, share your photos and family stories. Many of you will find friends or family members here. That is the goal. We extend it to our common family history in the form of a single family tree on Geni (Geni.com). The latter already contains more than 350,000 Moroccan and Algerian Jewish profiles. Hang your branch on it and restore lost family ties.Regine Lugassy,Albert Nahmany,Eytan Ben,Frederique Rosenberg Benazera,Robert Benady,Victor Haim Oziel,Betty Blanga,Didier Raps,Esther Chetrit,Yael Ronen,Fabienne Abtan,Moshe Ifergan,Haim Ed Bouccara,Liliane Hamou Meguira,Edith Bensimhon Wizman,Ericka Viennet,Dominique Amar,David Sibony,Michèle Zerbib,Rolande Amouyal,Avraham Anidjar,Ethan Wtz,Fatima Houda-Pepin,Ruth Becker,Prosper Benavy,Netanel Mevorach Kalfa,Isaac Abergel Ohana,Ghita Al,Dan Halakha,Hai Elkaim,Emouna Bens,Yael Tellouck,Michel Elkaim,Eric Cohen,Zéphyrin Janvier,Maurice Elbaz,Armand Pariente,Elodie Djeurmayne,Marcel Dahan Edery,Pinhas Melul,Michel Bensimon,Marc Perez,Fabian Garzon,Nadia Haiat,Lea Salama Cohen,Emmanuelle Buenos,Azran Charles,Kelly Ouaknine Marciano,David Bengio,Karine Elkoubi,Claude Darmond,Kia Abitbol,Carina Bentolila,Simon Azancot,Henri Jarrat,Eli Shahar,Yvette Abittan,Marie Amar,Sophie Zerbib,Isaac Elkrief,David Ben Shabat,Eliane Charbit Maman,Marcel Benzazon,Madeleine Hartmann,Michèle Sabban