RABAT.SOUVENIRS DE NOS CINÉMAS.Démolis, abandonnés, fermés, oubliés. Mai 2009.Je me trouve à Rabat en visite, la capitale du royaume.Une envie soudaine me prend d’apprécier un [film](http://rol-benzaken.centerblog.net/film.htm) sur grand écran !J'étais déçu, car la capitale ne compte plus que DEUX salles de cinéma.Oui, deux salles pour une ville de près de 2 millions d’âmes !Et pourtant, il fut un temps – pas si lointain – où chaque quartier de la ville avait son cinéma.Alors, Rabat, où sont donc tes cinémas d’antan ?Certains ont été tout simplement démolis, et remplacés par des immeubles, bien plus rentables, ou bien simplement abandonnés.L’ AGDAL, salle mythique quand le quartier éponyme appartenait encore aux étudiants et aux intellectuels, a cédé la place à un immeuble d’habitation quelconque!Le STAR, l’ABC, le VOX, cinémas populaires au public nombreux et enthousiaste, ont disparu également sous les attaques des marteaux piqueurs !D'autres cinémas ont été tout simplement désaffectés, dans l’attente de la réalisation d’une [belle](http://rol-benzaken.centerblog.net/belle.htm) opération spéculative !Il en va ainsi des salles situées sur les grands axes populaires comme l’ALHAMBRA du quartier Akkari, le ZAHRA sur l’avenue de Témara, le KAWAKIB sur le boulevard AL KIFAH !Toutes disparaîtront irrémédiablement.D’autres salles connaissent un destin plus dramatique.Encastrées dans des ensembles, elles ne peuvent être démolies. Elles sont donc tout simplement abandonnées à leur sort, comme:LA RENAISSANCE, LE COLISÉE ou le MAURITANIA, qui ont pourtant connu des années de gloire.Le MARIGNAN, transformé un temps, en librairie – discount, les a suivies dans l’oubli.Autre triste sort ! Le ZAHWA, prestigieuse salle située dans le quartier le plus huppé de la capitale, se trouve en totale décrépitude. Sans aucun égard pour les moments de bonheur qu’elle a pu donner aux cinéphiles de Rabat !Même les salles du DAWLIZ ont fermé leurs portes, entraînant le complexe qui les abrite dans l’incertitude.Pourquoi cette hécatombe ? Pourquoi donc?La télévision, surtout avec les paraboles, avait commencé à étouffer le cinéma. La promotion immobilière a profité de l’aubaine. Le changement de mentalités, les nouvelles habitudes et le puritanisme venu d’ailleurs ont détourné les derniers spectateurs des salles.Et finalement, les DVD piratés ont fini par tuer le cinéma à Rabat.A cette époque à Rabat, je fréquentait avec notre famille ou avec mes copains notre cinéma de quartier LE VOX et qui s’appelait auparavant Cinéma Variétés, endroit où tous les chanteurs Français célèbres des années 30 et 40 venaient chanter.Charles Aznavour, Charles Trénet et Gilbert Bécaud.Les autres cinémas de Rabat se trouvaient en ville, j’y allais plus tard vers l’âge de 13 ans en 1964.Citons le Royal, le Marignan, le Colisée et la Renaissance.Aussi bizarre que cela puisse l’être, à l'époque de mon enfance et de ma jeunesse à Rabat j'ai toujours vu des ouvreuses dans les Cinémas et au Théâtre.Cinéma de quartier, qu'elle dame ou demoiselle aujourd'hui oserait déambuler avec son panier en bandoulière parmi une assistance peu propice à déguster, une glace esquimau ou à demander un paquet de praline… ?Quelle demoiselle ou dame oserait-elle se déhancher et affronter les regards avinés de cette [belle](http://rol-benzaken.centerblog.net/belle.htm) galerie tous âges confondus, plus enclin à mastiquer en tout genre et proférer propos à la limite de la décence sans se faire taxer de ….Rappelez-vous à l'entracte au cinéma.Au cinéma de notre enfance et de notre jeunesse à Rabat ou au [Maroc](http://rol-benzaken.centerblog.net/maroc.htm), à l’entr'acte une voix criait dans un haut parleur: bonbons-esquimaux-caramels-chocolats, demandez nos crèmes glacées aux charmantes ouvreuses.A cette époque, on choisissait notre place sur un plan avec un numéro au guichet.On réglait, ensuite une ouvreuse nous accompagnait à l’intérieur munie de sa torche pour nous éclairer, elle nous remerciait après qu’on lui donnait une petite pièce en guise de pourboire.Cliquez ici pour voir une vidéo de cette chanson de Annie Cordy,Bombons caramels...:[TcLSkXPIsCc](https://youtu.be/TcLSkXPIsCc)L'ouvreuse nous proposait toutes ces bonnes friandises en chantant:les voila les voila les voila, les esquimaux les esquimaux les voila les voila les voila les esquimaux sont la les seuls les vrais les esquimaux gervais!!!!!!!!!!C’est que dans notre ville ouvert à tous les vents et critiques, surtout en manque de discipline, la grande ‘aristocratie de mâles ’ était plutôt portée sur le ‘zieutage’. Il y allait de la renommée de la jeune fille ou de la dame si ce poste, qui n’a jamais été convoité par personne dans notre bled, pour cause de respectabilité, trouvait preneuse.Les quolibets et autres mots choisis dans le lexique ordurier n’auraient jamais encouragé une [belle](http://rol-benzaken.centerblog.net/belle.htm) jeune fille ou dame. Imaginons, par exemple que la fille d’une famille modeste, connue pour son exemplarité, son honorabilité, vaque à cette tache. Je vois d’ici le décor qui s’en suivrait et les gestes non retenus de certains goujats qui profiteraient de cette aubaine pour lui passer une 'main'. Geste d’attouchement sur ses parties.A mon époque, des jeunes dames bien mises, au timbre bien fait, proposaient dans les allées toutes sortes de sucreries, de glaces et autres denrées appréciables.Elles étaient surtout bien mises, coquettes et sans chichis. Le maquillage était discret et le verbe simple, le timbre pas trop haut.Le Respect, leur était dû.En retour Politesse et [Sourire](http://rol-benzaken.centerblog.net/sourire.htm) étaient de rigueur chez elles.Elles passaient souvent par deux, dans les allées, deux pour le ‘balcon’ et deux pour la grande salle du bas, au rez-de- chaussée. En général, elles avaient deux services, placeuses et ouvreuses. Elles étaient pour la plupart payés surtout en pourboire. Sans doute un fixe leur était dévolu. Elles sortaient surtout entre les entre-actes qui duraient entre cinq et dix minutes, invitant le spectateur à se rafraîchir. Dans ces salles de cinéma renommées, il n’y avait pas de ‘cafétérias’. On trouvait ces derniers plutôt dans le grand Théâtre ou dans certaines salles improvisées en spectacle.Aujourd’hui, elles ont disparu des salles comme tous ces petits plus qui faisaient le bonheur des spectateurs, actualités et lancement de première projection d’un nouveau film.Toute une époque.LES FILMS DE MON ENFANCE A RABAT.JE M'EN SOUVIENS... DES FILMS DE MON ENFANCE A RABAT. Juste un petit effort de mémoire et me voilà transporté dans l'univers de mon enfance.Les petites salles de cinéma étaient toujours pleines dans les années 50 à 60, puis à moitié vide dans les années 60 à 70 avant qu'elles ne ferment dans les années 70 à 80.J'ai fréquenté les cinés club.C'était celui de mon école ou en ville.Les bancs de bois inconfortables et le projecteur en 16mm était installé au milieu de la salle de classe.C'est dans cette univers que j'ai découvert le cinéma.J'étais émerveillé par les films d'animation en noir et blanc d'abord, ensuite la couleur est arrivée.Puis des sujets plus grave comme les raisins de la colère ou bien la bataille du rail ont été traités, sujet de société grave mais qui du haut de mes 10 ans n'avait une importance toute relative.C'était dans les années 50 et 60 à RABAT.***RAPPELEZ-VOUS DES FILMS DE WESTERNS AU CINEMA VOX.***Dans le cinéma de notre rue de la rue Henri Popp à Rabat, de notre quartier, LE VOX. ****Ah...les westerns de notre enfance. ****On avait tous 10 ans, 12 ans, 15 ans...et on aimait ça les films de westerns. ****Que de suspens et d'émotions pendant 2 heures.***Je ne voyais les films que s'il y avait mes héros favoris tels:******Kirk Douglas. Richard Widmark. John Wayne. Henri Fonda. Gary Cooper...******LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL. ***KIRK DOUGLAS, ANTHONY QUINN...