29 November 2023 à 21:59
C’ÉTAIT LES ESPAGNOLS A RABAT AUTREFOIS.A Rabat il y avait une forte présence d'espagnols au quartier de l'océan. Plusieurs maisons portaient des caractéristiques architecturales bien distinctes, montrant une continuité avec le sud espagnol. -la CASA DE ESPANA de la rue de Dakar , était le théâtre tous les samedis soirs, de tablaos flamencos....... -Les espagnols étaient surtout des électriciens, mécaniciens, artisans qualifiés ou infirmiers.....etc. -Mme ESCOBAR tenait LE GLACIER qui rassemblait le tout Rabat et sa glace au chantilly ou son " orchata" n'avait pas d'égal . -Il y avait une école espagnole prés de la rue de Léningrad et la société de bienfaisance avenue Marie Feuillet. -Il y avait à la rue de Bruxelles ( rue avec palmiers) le stade JOSO, équipe de basket des espagnols. -Il y avait l'église de l'océan SAN JOSE ( saint joseph) avec son architecture distiguée, aujourdhui un gymnase . -Il existe toujours l'église de LA MISION CATOLICA rue soekarno, côté de la DGSN. -Actuellement, LA CASA DE ESPANA se situe dans le quartier chic du Souissi , av.Bir Kacem et constitue le carrefour de tous les esagnols de rabat ainsi que tous les hispanophiles de la capitale. -Le centre CERVANTES de Rabat, av Allal Ben Abdellah, est très bien sollicité de nos jours . Il délivre des diplômes de langue espagnole et régule la selectividad pour les étudiants désireux de poursuivre des études supérieures en Espagne.-Il faut citer tous les juifs marocains venus de l'ex- zone nord qui était sous proctectorat espagnol et qui avaient la culture et la maîtrise de la langue et que plusieurs confondaient avec les espagnols.Quand les Espagnols migraient vers le Maroc.Si de nos jours, on évoque surtout les flux migratoires d'Afrique vers l’Europe, dans le passé c'était plutôt l'inverse. C’est le cas notamment des Espagnols qui ont longtemps et pour diverses raisons choisi de s’installer au Maroc.Franco s’autoproclama président du gouvernement après trois ans de guerre sanglante.Mais fuir sa patrie, comme il l'a dit un fameux 17 juillet 1936, a été la seule échappatoire pour beaucoup d’Espagnols. Nombreux sont ceux qui s’exileront en Argentine, à Cuba, en France ou encore au Maroc.Cependant, le 18 juillet n’est pas réellement la date qui marque le début des flux migratoires entrepris par les Espagnols vers le Maroc. Il est possible de remonter jusqu’en 1492, lorsqu’un grand nombre d'arabo-andalous et de judéo-andalous, chassés d'Espagne et du Portugal, transitent par Tanger et décident de s’y installer.Avec la proclamation du Protectorat espagnol en 1912, l’immigration au Maroc devient même un phénomène de mode. Quelques années après, la population espagnole au Maroc qui ne dépassait guère 8 000 personnes en 1916, avait atteint 16 000 en 1923, selon les statistiques françaises de l’époque.Mais la Guerre Civile en Espagne obligera de nombreux ressortissants espagnols à quitter le pays. Si la guerre avait appauvri d’avantage la population, la période d’après-guerre sera encore plus rude. Au Maroc, la situation économique est plus radieuse. Tanger et Casablanca en pleine essor, attireront ainsi de nombreux migrants espagnols fuyant le régime dictatorial de Franco.
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