26 March 2025 à 21:51
Au café maure des Oudayas à Rabat. Ce café existe-t-il de nos jours ???Prenez un petit goût d'une ballade au café maure des Oudayas à Rabat. Une Halte au Café Maure. C'est ici............C'est ici mon endroit préféré. J'adore me mettre au soleil en face d'un thé à la menthe, des chats tout autour et regarder la mer.Déambulez, flânez. Empruntez les ruelles de la Casbah des Oudayas à Rabat.Est-ce les Mille et Une Nuits?Est-ce un souk?Un relais de voyageurs?Un marché?C'est tout cela à la fois.L'exubérance orientale qui, malgré la misère qu'elle peut cacher, désoriente l'Européen, le charme, lui enlève tout repère et " l'amnésie " de tous ses soucis.La pensée s'engourdit quand la vue s'emballe.L'on a beau y retourner aux Oudayas, c'est toujours la première fois...On a laissé sur notre droite une belle fontaine en mosaïque, une des plus anciennes, je crois, de Rabat.Traversée des remparts.Flânerie dans le jardin intérieur, d'un raffinement extrême.La pensée s'engourdit quand la vue s'emballe.L'on a beau y retourner aux Oudayas, c'est toujours la première fois...C'était presque le paradis et à cet instant précis je le réalisais un petit peu...Est-ce les Mille et Une Nuits?Notre périple s'achève.Nous voici débarqués à " l'estuaire ", l'esplanade devant la casbah des Oudayas.On a laissé sur notre droite une belle fontaine en mosaïque, une des plus anciennes, je crois, de Rabat.Traversée des remparts.Flânerie dans le jardin intérieur, d'un raffinement extrême.Oui venir jusque ici pour déguster des cornes de gazelles.Si vous n'êtes pas de Rabat, ni anciens du Maroc,ni jamais allé à Rabat, ni au Maroc, soyez les bienvenus, un jour viendra où vous irez faire un séjour en vacances par ICI.Prenez un petit goût d'une ballade au café maure des Oudayas à Rabat.Une Halte au Café Maure:Ah mais nous y voilà ! médina, méllah, oudayas, cité marocaine, théâtre de mon enfance, c'est précisément de cela que je voulais vous parler.J'ai treize ans. Nous sommes à Rabat dans les années 62." Nous " mes parents, ma sœur et moi. Mais ça peut aussi être toi, ami lecteur (ou lectrice).Allez je t'embarque dans le passé, dans les passés devrais-je dire, parce que je vais évoquer plusieurs après-midi qui ont toutes en commun une halte au Café Maure des Oudayas à Rabat.On est parti. On a pris un petit-taxi, ainsi appelé parce que ce sont de petites autos, genre Renault Clio ou Fiat pour citer une actuelle. Ces taxis n'ont pas le droit de sortir de l'agglomération, contrairement aux grands-taxis habilités à circuler de ville à ville.Le taxi a traversé la ville nouvelle. Long trajet sur les tapis de verdures, de parcs, d'avenues majestueuses et leur alignement de vitrines, d'immeubles sur pilotis, tout blancs, trois étages pas plus, ainsi l'a ordonné Lyautey.Nous voici maintenant longeant la muraille andalouse qui entoure la médina, et déposés devant la porte Bab-el-Had. Et parce que " porte " et " Bab " ça veut dire la même chose.On continue à pied, empruntant le boulevard Joffre, actuellement Hassan II, rectiligne comme un trait. Sur notre droite l'enceinte almohade, perpendiculaire à la muraille andalouse et protégeant (de quoi?) la médina et le mellah.Si j'avais le temps, lecteur, lectrice,, je te raconterais volontiers l'Histoire de Rabat et ses séculaires remparts gigantesques dont la plupart n'ont renfermé que du vide jusqu'à l'époque de Lyautey.Eh oui c'est comme ça. Mais pour l'heure, je suis encore un enfant et je ne sais rien de l'histoire de ce quartier.Face à la muraille almohade, et donc sur notre gauche, une foule intense, Appels, lamentations et cris de joie exaltée sous un soleil torride.Est-ce les Mille et Une Nuits?Est-ce un souk?Un relais de voyageurs?Un marché?C'est tout cela à la fois. L'exubérance orientale qui, malgré la misère qu'elle peut cacher, désoriente l'Européen, le charme, lui enlève tout repère et " l'amnésie " de tous ses soucis.Arrêt à Bab-el-Alou et bifurcation à droite et à angle droit, pour déambuler sur le boulevard du même nom. Aujourd'hui nous contournons la médina.On la devine seulement, à travers ses échappées de ruelles se déversant sur le boulevard.Notre périple s'achève. Nous voici débarqués à " l'estuaire ", l'esplanade devant la casbah des Oudayas.On a laissé sur notre droite une belle fontaine en mosaïque, une des plus anciennes, je crois, de Rabat. Traversée des remparts.Flânerie dans le jardin intérieur, d'un raffinement extrême.Les cigognes sont présentes sur les créneaux.Mais ici les températures sont tout de même supérieures par rapport à la France de quinze à vingt degrés... et les oiseaux en profitent pour émigrer...C'était presque le paradis et je ne le savais pas...Les Oudayas c'est une église musulmane. Le clocher c'est le donjon du musée d'art marocain.Les uns et les autres, on n'a pas beaucoup conversé durant notre balade. Parce qu'il n'y avait rien à dire. Parce qu'il y avait tout à observer.Et c'est ce qu'on a fait sur un accord tacite et involontaire. La pensée s'engourdit quand la vue s'emballe. L'on a beau y retourner aux Oudaïas, c'est toujours la première fois...Franchissement d'un deuxième rempart, nous sortons de la casbah.Où va-t-on?Mais où va-t-on?Au-delà c'est la vallée du Bou-Regreg précédée d'un à-pic de trente mètres... mais avant... avant... il y a une jolie petite terrasse belvédère, meublée de tables de bois peint en bleu balnéaire. Une tonnelle les surmonte, chapeautée de canisse, les montants également en bois bleu.L'ensemble est malgré tout charmant et porte à la rêverie...Le Café Maure ! offrant un panorama et quel panorama ! Grand écran 16/9 garanti.Mesdames et messieurs, bienvenu sur le ring du Bou-Regreg.A ma gauche, je vous présente l'embouchure du fleuve accompagnée de ses deux acolytes, les jetées de Salé et de Rabat enserrant leur plage de sable fin respective. A ma droite et lui faisant face (de loin) l'esplanade de la Tour Hassan, colossal et antique minaret de 44 mètres, entourée de sa cohorte de colonnades.Et devant moi, mesdames et messieurs, je vous demande une minute de silence pour vous imprégner de cette peinture vivante du lit langoureux et bleuté du Bou-Regreg parsemé çà et là de barcasses de pêcheurs ou de passeurs.Au fond un grand coup de pinceau tout blanc, la ville de Salé qui donne l'impression de flotter entre ciel et mer. Dominée par ses minarets, éclatante de luminosité, elle ressemble à un fabuleux navire s'apprêtant à appareiller.Retour vers le passé...Il y a quelques siècles Salé et Rabat furent des repaires de pirates.La mer, la mer omniprésente.Mais ici aujourd'hui une eau fluviale remontée par un placide mascaret, loin des violences du grand-large.Mariage de l'océan et de la rivière.Apaisement. Contemplation.On ne dit toujours rien.C'est beau.Retour sur terre. On s'installe à une table. Un serveur s'approche, très digne. Ma mère commande, avec l'assentiment général, le thé à la menthe et les pâtisseries locales : bracelets en pâte d'amande, cornes de gazelle...Régal du palais au sein d'un palais. C'était presque le paradis et à cet instant précis je le réalisais un petit peu...Je n'ai rien oublié. Je ne peux pas oublier.Un jour j'y retournerai avec ceux des miens qui voudront bien m'accompagner. Je sais que rien, dans ce petit enclos protégé, n'a changé.
65
Reactions
27
Comments
11
Shares
0
Views