# **Le naufrage du Pisces **Il y a 24 ans, le 11 janvier 1961, disparaissait le Pisces (rebaptisé Egoz)Voici le récit que j'en ai fait pour le numéro spécial de **l'Arche** sur le Maroc de Novembre 2023. La mémoire collective juive marocaine restera à jamais marquée par le naufrage du Pisce, rebaptisé l’Egoz survenu le mercredi 11 janvier 1961.Le Pisce était un vieille vedette de l’armée britannique, reconvertie en bateau de contrebande. À son bord, dix familles de juifs marocains qui se rendaient en « Terre Promise » et un envoyé du Mossad. Ils ont pour la plupart péri lors du naufrage : les Edery (Nissim, Mordekhay, Rosa, Annette, Marcelle, Shaba, Haim, Albert), Azoulay (Hnina, Gisele, Shalom, Pierre, Meyer, Rachel), Elmaleh (Isaac Alya, Albert, Simon, Messoda, Suzanne), Benarroch (Raphael, Tamar, Jacques, Denise, Jacqueline, Gabriel), Dadoun (David, Judah, Danielle, Jacky), Benlolo (David, Marie, Yochoua, Alice, Rachel), Mamane (Henry, Gisele, Haim, Florence, Rebecca), Elkouby (David), Gozlan (Freha) et Librati (Esther).Jacques et Denise Benarroch s'étaient mariés la veille. David Dadoun avait été arrêté et refoulé à l’aéroport de Casablanca avec un faux passeport. Avec ses deux enfants, il était heureux de rejoindre sa femme et deux autres de ses garçons déjà en Israël. Henry Mamane, un barman de Casablanca, sa mère de 80 ans, Hannah Azoulay, et ses enfants étaient impatients de retrouver deux de ses filles parties avec un premier départ d’enfants le 2 janvier. Dans la liste des victimes figuraient aussi Haim Sarfati, un Israélien de 28 ans né à Fès, envoyé par le Mossad comme opérateur radio, en dernière mission avant de retourner se marier en Israël et Francisco Pérez Roldán (Paco) le machiniste espagnol.Pour détourner les soupçons d’éventuels contrôleurs, le groupe de candidats au départ avait prétexté un pèlerinage à Ouezzane, sur la tombe d’Amram Ben Diwan et une invitation à un mariage dans la région d’Al Hoceima. Le voyage avait été épuisant depuis Casablanca. Arrivé près d’Al Hoceima, le groupe fut abordé par des hommes armés et cagoulés qui embarquèrent les passagers dans des canaux de sauvetage pour les mener au bateau. Malgré des prévisions météo favorables, la mer était houleuse et le tangage important. À seulement dix milles (16 km) de la côte Marocaine et trente minutes de navigation, la coque du rafiot se fendit et l’embarcation coula à pic en quelques minutes. Trois personnes d’équipage prirent le large sur l’unique canot de sauvetage, laissant les passagers à leur triste sort. Seul le machiniste, Paco Perez refusa d’abandonner les passagers, en majorité des femmes et des enfants.Ce 11 janvier 1961, 42 passagers périrent, en dépit des secours qui arrivaient de toutes parts – des chalutiers espagnols et marocains, un garde-côte, une vedette rapide et un avion britanniques, deux escorteurs de la marine française. On retrouva vingt-trois cadavres flottant à la surface ceints d’une dérisoire ceinture de sauvetage. L’épave du bateau et les corps des autres passagers, dont celui de seize enfants, n’ont jamais été retrouvés. Cet évènement tragique souleva une vive émotion dans le monde. Une campagne de tracts et d’affiches au Maroc, mais aussi en Israël, dénonçant ce drame suscita la colère des autorités marocaines. Suivirent d’âpres négociations entre le futur roi Hassan II et un comité de notables juifs composé du Docteur Léon Benzaquen, ancien ministre et ami personnel de Mohamed V, de David Amar, président de la Communauté juive du Maroc et du grand Rabbin Shalom Messas qui souhaitait enterrer religieusement les victimes. Le Prince concéda à l’inhumation des vingt-trois corps repêchés dans un coin reculé du cimetière d’Al Hoceima. La cérémonie fut discrète, en l’absence des familles. Après des années de tractations, le roi Hassan II autorisa le rapatriement des ossements des naufragés qui eurent droit à des obsèques nationales au Mont Herzl à Jérusalem le 14 décembre 1992.Au début des années 60, cette tragédie ouvrit la porte aux négociations qui se conclurent par l’autorisation du pouvoir chérifien à une émigration (massive !) des juifs du Maroc vers Israël.## Bienvenue Bienvenue à tous ceux qui nous ont rejoints cette semaine ! Ce groupe est le vôtre. Il a pour objectif de pérenniser notre histoire, notre culture et nos coutumes et de renouer les liens perdus ou ignorés entre les familles. Comment ? En créant tous notre arbre généalogique sur Geni (geni.com), une plateforme généalogique collaborative. Cet arbre contient d'ores et déjà près de 400.000 profils juifs marocains ou algériens tous liés entre eux. Bienvenue, Welcome, Barukh aba, Marhaba, Bienvenido, Bem-vindo !Mimi Meirovitch,Stella Atar,Chouchane Elise,Ora HL,Dalia Koppes,Sam Be,Rach Pel Tour,Anni Kroitzer,אסתר אפללו,Miriam Assouline,לידיה דלל,Inna Oren Yacovian,יוסי מויאל,Mireille Cohen Bengio,Victor Azancot,Vera Edery Assouline,Myriam Sperling,Arama Tristan,Irène Gozlan Donitza,Amir Ben,Shalom Einat Azoulay,Chad Azran,Adam Wanderer,Anne Simin Shitrit,חביבה אלמקייס,Ilana Assouline,רפי ביטון,ריקי יוסף,Lilach Cohen Mizrachi,Annie Benayoun,Emile Sabbah,Netanella Amir Oren,ניסים איפרגן,Armand Levy,Orit Fagan,Jacques Attias,Eric Benchetrit,Elsa Guedj,Rebecca Chana,Orly Bitton,Bijoux Scribart,Roger Bendayan,שמעון דהן,Alexa Benharrouche Levy,Judah Castiel,Hanna Salomé,Nathalie Ibghi,Frederic Ittah,Moris Chetrit,Michael Aflalo,Benhamou Irene,Hubert A. Bénichou,אשר- מסעוד בן חיים,Sandra Kakon,Elo Benchetrit,Michael Dayan,Johanna Chocron,Ruth Assouline Zrihen,Evelyne Nezri