02 October 2025 à 10:40
« La caisse à savon », appelée aussi « La carriole ».Petits nous dévalions les rues pentues de la longue rue Henri Popp des années 50 à 60 (j'avais 9-10 ans) qui allait de la Tour Hassan jusqu'à l'entrée du mellah en carriole en bois, fabriquée par nous et les enfants du quartier. Le surnom de ces drôles d’engins, était « La caisse à savon ».La base de la construction est un simple plateau de bois, fabriqué à l’aide de solides planches. Le tout renforcé de longerons.On avait fixé des petites roues de poussette, celles des landaus étant trop grandes. Il y avait un volant, relié, vous vous en doutez bien, aux roues avant.Un siège était fixé sur le plateau et deux freins permettaient de ralentir le bolide.Nous avions une sorte de levier fixé sur la carriole.À une extrémité du levier, il y avait une planchette. En tirant le levier, vers nous, nous amenions cette planchette, en appui sur les roues, engrangeant de ce fait un frottement, et, plus nous tirions sur le levier plus le ralentissement était efficace.Nous arrivions ainsi, à ralentir le bolide ou à le stopper.Certains copains mettaient des roulements à billes et leurs carrioles crachaient des flammes en dévalant les pentes.Le freinage était fait avec les pieds et les chaussures criaient au secours en fin de parcours.J’ai failli oublier de vous dire que nous nous servions de cette « Carriole », dans la rue même où j’ai grandi. Il faut savoir, qu'il était situé sur une rue en pente, ce qui nous permettait de prendre de la vitesse, et de dévaler la rue.Vous devez comprendre aussi qu’il y avait aussi de voitures qui traversaient la rue. La sécurité, des habitants, comme celle du pilote, était . . . , comment vous expliquer . . . , je n’ose dire, garantie, mais, il faut reconnaître qu’il n’y a jamais eu d'accident.Des bobos, des bosses ou des égratignures, ah, ça, oui ! ! !
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