LE CAFÉ-GLACIER LA IBENSE RUIMY A RABAT. La Ibense : Le Royaume Sucré de l'Avenue Mohammed VDire ces quelques mots, **"La Ibense Ruimy"**, c'est immédiatement sentir fondre sur la langue le goût de l'insouciance. Pour vous, Roland, pour Charles et toute la jeunesse de Rabat, ce café-glacier n'était pas qu'un simple établissement ; c'était l'institution de la gourmandise, le passage obligé de la promenade du samedi soir sur l'Avenue.Un Nom qui Chante l'Espagne et le MarocSitué au cœur de l'agitation, avec sa terrasse emblématique, La Ibense représentait ce mélange de cultures si propre à Rabat.* **Le Glacier Ruimy :** C'était une affaire de famille, un savoir-faire qui attirait toutes les communautés. On y allait pour voir et être vu, mais surtout pour l'excellence de ses produits.* **L'ambiance :** Le bruit des petites cuillères sur le métal, le sifflement de la machine à expresso, et les serveurs qui jonglaient avec les plateaux au milieu des rires. C'était là que battait le pouls de la vie sociale r'batie.Les Délices de l'EnfancePour les enfants Benzaken, une halte à La Ibense était le couronnement de la semaine.* **Les glaces artisanales :** Elles étaient réputées dans tout le Maroc. Le nougat, le chocolat, ou les parfums de fruits frais... chaque boule était un petit morceau de bonheur. On les dégustait lentement, en essayant de faire durer le plaisir le plus longtemps possible.* **Les granités et les sorbets :** Par les après-midi de grande chaleur, c'était le refuge ultime. On y trouvait cette fraîcheur que l'ombre des palmiers de l'avenue ne suffisait plus à donner.* **La pâtisserie fine :** On se souvient aussi des gâteaux, des mille-feuilles ou des brioches qui accompagnaient le café des plus grands, tandis que vous et Charles guettiez le moment où vous pourriez en goûter un morceau.Un Repère de la MémoireLa Ibense, c'était le luxe abordable, la récompense après une bonne semaine à la rue Henri Popp. C'était aussi le lieu où Henri pouvait s'asseoir un moment, saluer ses connaissances, et savourer la réussite de sa famille dans le décor élégant de la ville moderne.Le Goût de la NostalgieAujourd'hui, quand vous repensez à La Ibense, ce n'est pas seulement le goût du sucre qui revient, c'est l'image d'une époque où le monde semblait s'arrêter le temps d'une glace en terrasse. Au bout de la rue Henri Popp, celle qui menait au Mellah, il y avait le café de la Ibense et le milk bar, rendez vous de la jeunesse pour y déguster un bon expresso, manger une glace, boire un aqua limone ou faire une partie de [carte](http://rol-benzaken.centerblog.net/carte.htm).La Ibense...carrefour indispensable de toute la jeunesse de Rabat des années 60.Le meilleur Expresso de la ville. Les meilleurs Esqimaux "Gervais".L'Agua Limon, c'était l'apanage et la fierté du Café de Mr. Ruimy vers l'entrée du Mellah de Rabat, tout à coté des écoles de l'alliance l'AIU . Avec toute la Famille Ruimy qui pose pour la photo.Mr RUIMY avait aussi une paillote à Salé pour les clients de la plage.C'ÉTAIT LA PAILLOTE DE Mr RUIMY A RABAT-SALE.Années 1950 et 1960. Pour aller à la Paillote de Monsieur Ruimy à la plage de Salé, et que nous habitions Rabat, il fallait prendre une barque dirigée par un marocain contre une petite pièce de monnaie.Nous arrivions en 5 voir 10 minutes suivant le mouvement des vagues du fleuve Bou-Regreg.Mais c'était un régal car nous savions que nous allions nous baigner dans l'Océan Atlantique et....déguster de bonnes glaces ainsi que de l'agua limon chez Monsieur et Madame Ruimy.Toute la famille Ruimy pose pour la photo dans les années 60 à la plage de Salé.La Paillote de Mr Ruimy : Le Paradis de Rabat-SaléAlors là, Roland, on touche au cœur de l'été, au souvenir pur de la liberté. Si **La Ibense** était le rendez-vous chic de l'avenue, **La Paillote de Mr Ruimy** à la plage de Salé était le quartier général du bonheur décontracté, des pieds sablés et du sel sur la peau.Le Dimanche à la PlageC'était l'époque où toute la communauté se retrouvait au bord de l'Atlantique.* **Le décor :** Une construction légère, faite de roseaux, de bois et de canisses, qui laissait passer la brise marine. À l'ombre de la paillote, on échappait au soleil de plomb tout en gardant un œil sur l'écume des vagues.* **L'odeur des vacances :** Un mélange inoubliable de crème solaire, d'iode, et surtout des parfums de friture ou de brochettes qui s'échappaient de la cuisine de Mr Ruimy. Pour un enfant, c'était l'odeur du paradis.Les Délices sous le RoseauMr Ruimy avait le don de transformer un simple moment de plage en une fête pour les papilles.* **Le casse-croûte mythique :** Qui n'a pas gardé en mémoire le goût de ces sandwichs mangés sur le pouce, avec le sable qui craquait parfois un peu sous la dent ? C'était là que les Benzaken, les frères, les sœurs et les amis, reprenaient des forces entre deux baignades.* **Les boissons fraîches :** Le Coca-Cola ou l'Orangina que l'on buvait à la bouteille, bien glacés, alors que le corps était encore brûlant du soleil de Salé.* **Les glaces (encore !) :** Car Mr Ruimy restait le maître glacier. Manger une glace sous sa paillote, en regardant la jetée et les remparts de Rabat au loin, c'était un luxe que même les plus grands hôtels de Paris ne pourraient jamais égaler.La Convivialité du ClanSous la paillote, la hiérarchie de la ville s'effaçait. Henri pouvait discuter avec les autres pères de famille en chemisette, Alice échangeait des nouvelles avec ses amies sous les grands chapeaux, et vous, les enfants, vous étiez les rois du monde. La Paillote Ruimy n'était pas un restaurant, c'était une extension de votre salon de la rue de Mazagan, mais avec l'océan pour jardin.Un Souvenir de LumièreCette paillote symbolise cette insouciance que le paquebot de 1967 a emportée avec lui. C'est l'image d'un temps où le plus grand souci de la journée était de savoir si l'on allait retourner à l'eau après le goûter.Années 1950 et 1960. Pour aller à la Paillote de Monsieur Ruimy à la plage de Salé, et que nous habitions Rabat, il fallait prendre une barque dirigée par un marocain contre une petite pièce de monnaie.Nous arrivions en 5 voir 10 minutes suivant le mouvement des vagues du fleuve Bou-Regreg.Mais c'était un régal car nous savions que nous allions nous baigner dans l'Océan Atlantique et....déguster de bonnes glaces chez Monsieur et Madame Ruimy.