S'évader Rabat : Loisirs, plaisirs et lieux de promenade des R'batis Rabat et ses environs offrent différents espaces de loisirs, par beau temps, la plage, le barrage, l'embouchure du Bouregreg avec sa plage de Rabat pour ceux qui sont sans voiture. Les R'batis peuvent pratiquer le tennis, le golf, le football, le surf, la planche à voile, l'équitation... Une ville, c'est aussi sa table, sa gastronomie. Si de nouveaux restaurants ouvrent chaque année, ils ne reflètent pas encore le savoir-faire culinaire des Marocains, leur goût pour la gastronomie. Chez soi, la cuisine se révèle savoureuse, tant la traditionnelle que celle née de leur talent inventif. Elle fait montre d'un raffinement qui fait le bonheur de tout étranger et la fierté de tout Marocain. À l'extérieur, hormis quelques très rares endroits, la cuisine reste décevante. Un des rites des habitants de Rabat est la balade dans la forêt, à proximité de l'hôtel Hilton. Protégée, elle offre un parcours où l'on se rencontre, se regarde, bavarde, tout en faisant son sport. Si certains Casablancais nous envient enfin quelque chose, c'est bien cet espace de verdure en pleine ville. Mais Rabat peut en aménager d'autres. Il serait temps de réaménager le Jardin d'Essai considéré longtemps comme un « véritable jardin botanique ». Le plus grand de Rabat, il fut aussi le plus beau, oeuvre de Jean-Claude Nicolas Forestier, dont la création remonte à 1914. Le Festival « Mawâzîne, Rythmes du Monde » a d'emblée inscrit dans ses objectifs la volonté d'attirer l'attention sur certains espaces et leur revalorisation. Dès la première année, des concerts furent organisés dans le Jardin d'Essai. La quatrième édition a eu lieu. Rien de notable n'a été fait. D'autres jardins attendent leur mise en valeur, le Jardin du Belvédère, le Jardin du Triangle de Vue... Seul le Jardin des Oudayas est préservé. Lieu de calme et de refuge, à l'abri des remparts, sa situation permet une assez importante et régulière fréquentation. Le Jardin du Chellah, plus isolé, moins facile d'accès, situé à l'extérieur de l'enceinte entourant la ville de Rabat, offre un magnifique mélange de jardins à la géométrie parfaite dans une nature sauvage avec des vestiges historiques et une vue imprenable sur la vallée du Bouregreg. L'esplanade de la Tour Hassan, avec le Mausolée Mohammed V, est un lieu de promenade tant pour les R'batis que pour les touristes. Des embellissements ont été réalisés. Un jardin a été aménagé.Les R'batis redécouvrent aussi le plaisir de la Médina qui connaît depuis peu d'heureuses transformations. Il est deux endroits que les R'batis fréquentent avec plaisir. La rue des Consuls, qui longe le fleuve et fut un « pôle économique », un lieu cosmopolite où s'établissaient les résidences des consulats jusqu'en 1912, a été dallée et recouverte malheureusement de sortes de « pagodes et d'arceaux » pas très heureuses. Et la « Joutiya », sorte de bazar, où l'on trouve, outre quelques artisans, antiquaires et bouquinistes, tous les portables d'occasion vendus sur la voie publique, pour la plupart volés, et surtout des films et des disques piratés. S'y approvisionner est un des autres rites d'une bonne partie des habitants de Rabat. Parfois, à peine sorti sur les écrans français, le film est déjà vendu pour la somme modique de treize dirhams. Des maisons d'hôtes et des restaurants ouvrent peu à peu. Ceux qui ont grandi dans ce qu'on appelle, par commodité, la ville nouvelle, commencent à acheter dans la Médina et à restaurer d'anciennes maisons qui menaçaient ruine.La circulation, problème prioritaire à résoudre Rabat, ville de 800 000 habitants intra muros, double sa population le jour. On y vient de Salé, de Témara, d'Aïn Aouda... Elle est alors agitée d'un flux incessant de voitures, de bus, de camions. Le transport est le problème prioritaire à résoudre. Encourager et améliorer la qualité des transports publics, les rendre attractifs et compétitifs, créer des couloirs de circulation, des voies de desserte, de contournement, aménager des espaces de parking, améliorer également la signalisation. À ce jour, à moins de faire preuve de patience et de volonté, un étranger fraîchement débarqué ne peut tout bonnement pas circuler en bus tant restent énigmatiques les destinations et rédhibitoire l'état des bus. Les plus grands projets ne sont pas viables si la dimension du transport n'est pas pensée et réalisée. Rabat est amenée à s'étendre, sa population à s'agrandir. Le premier objectif est donc le décongestionnement de la ville. Un tramway va être créé. Une gestion électronique de la ville avec un PC de contrôle est souhaitable. Les policiers de la circulation règlent manuellement les problèmes d'engorgement. Une vision d'ensemble des différents points chauds de la circulation permettrait un meilleur flux des voitures. Certaines places ont perdu toute leur aura avec une circulation dissuasive. La Place Piétri était un joli marché. Un parking de voitures va la remplacer. Restent les marchands de fleurs, au coeur d'un flux de bus, de taxis et de voitures. Seront-ils délogés? Les marchés, en plein air ou partiellement couverts, dans une ville, sont des lieux de vie et de socialisation importants. Ils donnent un cachet au quartier, l'humanisent.