Il n’y a pas si longtemps, j’interrogeais mon père sur telle ou telle de nos coutumes Aujourd’hui, qu’il n’est plus là, qui puis-je interroger ? Et si on me demandait, à mon tour, de raconter, en tant que témoin, telle ou telle chronique familiale, alors je me sens complètement perdu. Comment est-ce possible, en effet, de bondir, comme par un enchantement, des jours lointains de mon enfance vers ceux de ma vieillesse, qui s’installent inexorablement, et de raconter ? Et, au fait, raconter quoi ?