29 May 2024 à 01:23
Mirando al Mar.Después de jugar al fútbol, entre eucaliptos, en el Marchán.Con ese cansancio postrero y agradable, nos sentábamos en los acantilados de Hafa, en los recovecos de las tumbas fenicias.Enfrente, las naves atravesando el Estrecho y la silueta de Tarifa.Habíamos comprado, en un bakalito cercano, un litro de ‘Mission Orange’ para saciar nuestra sed. Nos pasábamos la botella, bebiendo a buche. Éramos compañeros y hermanos.En aquél instante, cruzaba el mar un enorme paquebote.- El “France” es más grande - dijo Nanó (el amigo francés).- El “Shalom” lo supera - replicó Marquitos (el amigo hebreo).- El “Andrea Doria” es el mejor - aseveró Manóli (el amigo italiano).- Nosotros tenemos el “Cabo San Vicente”- susurré (el amigo español) a sabiendas que era un buque que ni fú ni fá.- Abdelatif (el amigo musulmán) no tenía referencia alguna, sólo sonrió. En regardant la mer.Après avoir joué au football, parmi les eucalyptus, dans le Marchan.Avec cette dernière et agréable fatigue, nous nous assîmes sur les falaises de Hafa, dans les recoins des tombeaux phéniciens.Devant, les navires traversant le détroit et la silhouette de Tarifa.Nous avions acheté, dans un “bakalito” voisin, un litre de “Mission Orange” pour étancher notre soif. Nous avons fait circuler la bouteille en sirotant. Nous étions compagnons et frères.A ce moment-là, un énorme paquebot traversait la mer.- Le “France” est plus grand - dit Nanó (l'ami français).- Le ”Shalom" le surpasse - répondit Marquitos (l'ami hébreu).- Le “Andrea Doria” est le meilleur - a déclaré Manóli (l'ami italien).- Nous avons le “Cabo San Vicente” - murmurai-je (l'ami espagnol) sachant que c'était un navire assez médrioce.- Abdelatif (l'ami musulman) n'avait aucune référence, il se contentait de sourir.
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